Qu’est-ce que Torontonamo?

Les 25, 26 et 27 juin 2010 s’est tenu le sommet du G20 à Toronto. Pendant trois jours, les chefs d’État et hauts dignitaires des plus grandes économies du monde ont planifié les mesures d’austérités qu’ils imposeront aux populations de la planète. Bien en sécurité derrière un mur de fer de 3,5 km et protégé par plus de 10 000 policiers, l’élite financière et politique mondiale s’est concertée pour  refiler la facture de la crise financière à n’importe qui, sauf leurs amis banquiers.

De l’autre côté de la clôture, des milliers de manifestant-e-s ont envahi les rues de Toronto. La plupart était présent-e-s pour souligner le caractère antidémocratique des réunions du G20 et pour contester les politiques qui s’y décident. Mais nul ne se serait attendu à ce niveau de répression policière.

En seulement trois jours, la police a arrêté 1090 personnes. Il s’agit d’un record historique au Canada. Le droit de manifester et le droit à la dissidence politique n’existaient plus à Toronto. Des citoyen-ne-s se sont fait arrêté-e-s arbitrairement par centaines et se sont entassé-e-s dans une prison temporaire à la salubrité douteuse. Le tout a valu à la ville Reine d’être surnommée en l’honneur de la fameuse prison américaine de Guantanamo Bay. [i]

Ce site est dédié à tous ceux et à toutes celles ayant vécu la répression de Torontonamo. Il a été mis sur pied pour relater leur histoire et pour bâtir un réseau de solidarité. Les crimes  commis par la police et par les politiciens complices ne doivent pas rester impunis.

Suppression des libertés

Cliquez ici pour écouter des témoignages sur la répression policière dans les rues. Violence physique, fouilles arbitraires, arrestations massives de personnes dont le seul crime a été de manifester, profilage linguistique, intimidation… Voyez comment les droits et libertés ont été suspendus dans un climat où les policiers jouissaient d’une impunité complète.

Détention à Torontonamo

Cliquez ici pour écouter les témoignages de personnes détenues pendant des heures dans des conditions tout simplement inacceptables : aucun accès à un avocat, fouilles à nue, injections forcées, violences physiques, cellules surpeuplées, accès insuffisant à de la nourriture et à de l’eau, intimidation et menaces sexuelles… Voyez comment des centaines de citoyen-e-s ont vécu l’enfer pour avoir osé critiquer les dirigeants mondiaux.

Les criminels du G20

Pourquoi étions-nous des milliers dans les rues de Toronto? Qui est responsable de cette répression politique? Cliquez ici pour écouter des analyses et en savoir plus sur le sujet.

Nous soutenir et agir

Que faire devant l’injustice? Comment pouvons-nous réagir? Cliquez ici pour participer aux initiatives qui existent déjà ou pour offrir un soutien financier aux victimes de la répression politique de Torontonamo.

Solidarité!

[i] Bien que le néologisme « Torontonamo » réfère explicitement aux violations des droits et libertés ayant cours à la prison de Guantanamo Bay, il est évident qu’il ne s’agit pas de cas réellement comparables. Les événements qui se sont déroulés à Toronto sont graves, mais ils n’ont pas grand-chose à voir avec la torture et les années de détention arbitraire qu’ont subies des centaines de victimes de l’impérialisme américain.